| Les
intermittents du spectacle : Une spécificité française
à l'heure de l'europe !
En cette année 2005, il était temps de faire
le point sur ce qui concerne les intermittents du spectacle et leur régime.
De nombreuses transformations ont eu lieu ces dernières années,
la dernière en date est de taille puisqu'elle concerne les fins
de contrat postérieures au 31/12/2004, elle fut adoptée
par le protocole du 26 juin, elle rentre en application à compter
du 1 janvier 2005.
Les informations dont nous allons faire état ici sont issues d'un
condensé de sites internet (voir links) : (alineas, assedic, cnt-f,
cip-idf).
Tout d'abord : Qui est considéré
comme intermittent du spectacle ?
Sont considérés comme intermittents du spectacle relevant
des annexes 8 et 10 de l'assurance chômage :
. Les artistes du spectacle engagés par contrat à durée
déterminée,
. Les ouvriers ou techniciens engagés par contrat à durée
déterminée :
- employés par une entreprise dont l'activité est précisée
par les textes (*)
- occupant des fonctions figurant sur une liste
Première demande d’allocations
Pour une première demande d’allocations,
l’intermittent doit :
- remplir la demande d’allocations figurant dans le dossier unique
d’inscription, joindre les attestations d’employeur qui lui
ont été remises.
Ouverture de nouveaux droits
Pour ouvrir de nouveaux droits lorsque les précédents
arrivent à épuisement, l’intermittent doit remplir
la demande d’allocations qui lui sera adressée par l’Assédic
avant la fin de son indemnisation.
Une nouvelle
ouverture de droits ne sera possible que s’il a fourni tous les
documents justificatifs demandés. Ainsi, si l’Assédic
a procédé à des paiements provisoires, il lui faudra
attendre leur régularisation.
Pour toute
information
Pour toute information, s’adresser : à
l’Assédic dont dépend le domicile, à l’ANPE
dont dépend le domicile.
Pour les formalités concernant les organisateurs occasionnels de
spectacles vivants, un guichet unique spectacle occasionnel (GUSO) a été
mis en place.
Hier un intermittent était indemnisé 7,5 mois en moyenne
à cause de la date anniversaire qui avait un effet couperet et
qui remettait les compteurs à zéro.Aujourd'hui, il faut
avoir travaillé 507 heures au cours des 10 mois précédent
la fin du contrat de travail considéré pour avoir droit
à 8 mois d'indemnisation.
Le nombre d'heures prises en compte par cachet est de 12 heures pour les
cachets isolés et de 8 heures pour les cachets groupés.
Aujourd'hui
il ne faut plus raisonner de façon statique mais en droits acquis.
Exemple :
Soit une ouverture des droits après 507 heures de
travail, on obtient
243 jours d'indemnités non dégressives et incompressibles,
la franchise, le travail quelque soit le secteur, les congés payés,
la formation (N jours) ne faisant que décaler de N jours le capital
de jours d'indemnisation (y compris les cours donnés dans un conservatoire
en CDI).
Arrivé à l'épuisement des droits, l'Assedic ouvre
le dossier et regarde la date de fin du dernier contrat de travail.
L'Assedic remonte sur 10 mois (304 jours) pour les techniciens et 10 mois
et demi pour les artistes (319 jours).
L'intermittent n'a pas ses 507 heures dans le spectacle, l'Assedic regarde
alors l'avant dernier contrat de travail, décalant ainsi le curseur
de X mois et ainsi de suite jusqu'au dernier contrat ayant permis l'ouverture
des droits pour l'affiliation échue.
Dès lors que les conditions (507 heures sur 10 mois ou 10 mois
et demi) sont réunies pour rouvrir de nouveaux droits, l'intermittent
reconstitue, à la date du lendemain de sa dernière indemnisation,
son capital de 243 jours d'indemnités non dégressives et
incompressibles.
L'indemnité
: plus on travaille, plus l'indemnité Assedic est élevée.
La formule d'indemnisation de l'accord FESAC favorise la
déclaration de toutes les activités salariées sur
la période de référence. Ainsi l'indemnisation sera
dorénavant proportionnelle non seulement aux salaires perçus
mais aussi aux heures de travail déclarées sur la période
de référence.
Montant de
l'allocation journalière :
19,5% du salaire journalier brut de référence
+ 0,026€ par nombre d'heures travaillées + partie fixe de
10.25€.
Cette formule
améliore le niveau d'indemnisation du plus grand nombre. Cela améliore
les Indemnités Journalières (IJ) les plus basses [Ex : IJ
à 45€ devient IJ à 53€] et permet à ceux
qui travaillent au delà de 507 heures d'avoir une indemnité
journalière revalorisée.
Une amélioration des règles existantes :
· Le différé
d'indemnisation passera de 8 à 7 jours
· L'indemnisation ne sera plus dégressive. Les périodes
maladies, maternité, accident du travail ( à raison de 5
heures par jour) et formation (dans la limite de 338 heures) en cours
de contrat seront pris en compte.
· La franchise diminuée de 30 jours n'impute pas la durée
d'indemnisation mais la reporte d'autant (1 mois de franchise recule d'un
mois le début de l'indemnisation)
· Une indemnité plancher et une indemnité plafond
- L'allocation mensuelle ne pourra pas être inférieure à
787,79€ dans la limite de 75% du salaire de référence.
Contrôles
et sanctions en cas de reprise d’activité
Il ne faut pas omettre de signaler toutes les
périodes de travail. Des contrôles systématiques portant
sur les déclarations d’activité et le paiement des
contributions correspondantes sont effectués.
Toute reprise
d’activité non signalée entraîne la réclamation
de la totalité des sommes indûment versées et peut
donner lieu à des poursuites pénales pour déclarations
inexactes.
Par ailleurs,
la totalité des jours du mois au cours duquel l’activité
non déclarée a été exercée est déduite
de la durée d’indemnisation.
Enfin, les
périodes d’emploi non déclarées ne sont pas
prises en compte pour l’ouverture de nouveaux droits.
Déclaration
de situation mensuelle
Ensuite, chaque mois,
l’Assédic adresse à l’intermittent la nouvelle
déclaration de situation mensuelle (DSM). Dans tous les cas, il
doit la remplir, la signer et la retourner à l’adresse indiquée
au verso.
Cette déclaration est essentielle pour que l’Assédic
puisse effectuer le paiement des allocations.S’il a travaillé
au cours du mois, il doit indiquer pour chaque employeur et pour chaque
contrat de travail effectué au cours du mois : le nom de l’employeur,
la période d’emploi, la rémunération brute
perçue après déduction des frais professionnels éventuels.
Toutes les activités
déclarées sur la DSM par l’intermittent doivent être
justifiées (attestation d’employeur mensuelle, ”déclaration
unique et simplifiée” du dossier dit ”guichet unique”,
bulletins de salaire).
Attestation
employeur mensuelle (AEM)
Si l’intermittent a travaillé au
cours du mois, il doit joindre à sa DSM l’attestation (ou
les attestations) mensuelle(s) remise(s) par son (ses) employeur(s). L’attestation
d’employeur remplace le feuillet intermittent utilisé auparavant.
Elle doit être complétée et signée exclusivement
par l’employeur. Elle sert de justificatif pour toute reprise d’activité
et d’attestation d’employeur pour l’ouverture de nouveaux
droits.
L’attestation
mensuelle doit être établie par l’employeur pour chaque
prestation de travail, quelle que soit son intensité, sa durée,
et que le contrat de travail soit achevé au dernier jour du mois
ou non. Ainsi, si l’employeur a conclu, au cours du même mois,
plusieurs contrats de travail à durée déterminée
successifs, il doit remplir une AEM pour chaque contrat en précisant
chaque fois le nombre d’heures ou de cachets.
”Dossier
guichet unique”
Si l’intermittent a travaillé au
cours du mois et si son employeur est organisateur occasionnel de spectacles
vivants (le spectacle ne constitue pas son activité principale
ou son objet, indépendamment du nombre de représentations
par an), il doit joindre à sa DSM (et à la place de l’attestation
mensuelle d’employeur) le 2ème feuillet de la ”déclaration
unique et simplifiée” du dossier dit ”guichet unique”.
Réexamen
de la situation
Lorsque l’intermittent
a épuisé ses 243 jours d’allocations, l’Assédic
examine la possibilité de lui ouvrir de nouveaux droits. S’il
justifie de 507 heures de travail ou plus au cours de la période
de référence de 335 jours, de nouveaux droits lui sont ouverts.Sont
prises en compte les périodes de travail accomplies postérieurement
à la date d’admission précédente.Ces périodes
doivent avoir été signalées sur la déclaration
de situation mensuelle et être justifiées.L’Assédic
recherche 507 heures dans les 319 jours précédant la dernière
fin de contrat de travail.
S’il ne totalise pas 507 heures, l’Assédic remonte
à l’avant-dernière fin de contrat de travail, détermine
une nouvelle période de 319 jours et recherche les 507 heures.
Il est procédé
ainsi autant de fois que nécessaire pour obtenir la durée
minimale d’affiliation (tant que les heures prises en compte n’ont
pas déjà servi pour une précédente admission).
Cas de reprise
d’activité
Calcul des jours non indemnisables.
L’intermittent peut reprendre une activité (quelle qu’elle
soit) en période d’indemnisation. Dans ce cas, l’Assédic
calcule, chaque mois, un certain nombre de jours non indemnisables. L’Assédic
procède à ce calcul à partir des rémunérations
mensuelles brutes indiquées par l’employeur sur l’attestation
spécifique qu’il délivre. Le nombre de jours non indemnisables
est égal aux rémunérations brutes du mois concerné
divisées par le salaire journalier de référence.Les
jours non payés reportent d’autant la fin de l’indemnisation.
Modalités
de versement
Les prestations sont versées mensuellement
à terme échu (ex: les allocations correspondant au mois
d’avril sont payées au mois de mai), au regard de la déclaration
de situation mensuelle que l’intermittent adresse à l’Assédic.
Début
du versement
Pour être indemnisé, il faut attendre
7 jours (différé d’indemnisation), voire plus si l’intermittent
est concerné par le délai de franchise.
Le délai de franchise est calculé en fonction du rapport
entre tous les salaires bruts (y compris ceux non soumis à contribution
Assédic) perçus au cours des 319 jours et le SMIC en vigueur
au dernier jour de la période de référence (base
35 heures) ; le tout est diminué de 30 jours.
Cas particulier
des allocataires âgés de 60 ans
Si, à 60 ans, l’intermittent ne totalise
pas 160 trimestres d’assurance vieillesse, il peut être indemnisé
jusqu’à ce qu’il les totalise, dans la mesure où
il remplit les conditions suivantes:
être en cours d’indemnisation, justifier de 100 trimestres
d’assurance vieillesse dont 15 années validées au
titre d’activités salariées.
Une condition
supplémentaire existe si l’intermittent a démissionné
: les allocations lui seront maintenues si la commission paritaire de
l’Assédic donne un avis favorable.
Documents
incomplets
Attention , le renvoi du ou des justificatif(s)
d’emploi ne dispense pas de remplir la déclaration de situation
mensuelle et notamment d’indiquer le montant des rémunérations.
Par ailleurs, en l’absence de l’attestation d’employeur,
l’Assédic effectue un paiement provisoire sur la base de
la DSM. Le paiement est ensuite régularisé par l’envoi
des justificatifs des activités exercées.
NOUVELLE NOTICE ASSÉDIC DAJ 263, SUR L’APPLICATION
DU FONDS TRANSITOIRE 2005
Voilà la notice
d’information DAJ 263 sur le fonds transitoire 2005 pour les intermittents
du spectacle, mise à jour le 10 février 2005 suite à
la signature de la convention Etat-Unédic le 1er février
dernier. Elle précise les modalités de ce fonds.
Cette notice est transmise
par le Bureau Affaires juridiques, économie et industries culturelles
de la DMDTS ( Ministère de la culture et de la communication /
Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles
/ Sous-direction Formation professionnelle et entreprises culturelles
/ Bureau Affaires juridiques, économie et industries culturelles
)
Un comité du
fonds transitoire est mis en place 3 rue de Valois 75001 PARIS. Contact
: comite.fonds-transitoire@culture.gouv.fr
Quelques interrogations subsistent :
Prime à l’heure travaillée : la disparition
?
La nouvelle
formule du calcul de l’indemnité journalière est sensée
favoriser la déclaration des heures travaillées (ARE = 19,5%
SJR + 0,026 x NHT + 10,25 euros).
Le SJR étant
réexaminé toutes les 507h, quand donc les heures de travail
qui excèdent ce seuil fatidique seront-elles prises en compte ?
La circulaire UNEDIC N°04-25 du 30 décembre 2004
Circulaire : paragraphe 2.5.2
Réadmission en présence d’un reliquat
de droits antérieurs : « Dès lors qu’un intermittent
justifie (ndlr : à nouveau) de 507 heures de travail (...) ses
droits doivent être réexaminés en vue d’une
réadmission, même s’il existe un reliquat de droits.
Il est donc procédé à une comparaison entre :
- d’une part le montant global des droits issus de la réadmission,
c’est à dire l’addition de toutes les allocations journalières
;
- d’autre part, le montant global du reliquat des droits antérieurs
(addition de toutes les allocations journalières non épuisées).
Les conditions de prise en charge de la réadmission sont celles
correspondant au montant global le plus élevé.
Document(s) à télécharger :
: http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=1884
Notice
DAJ 263 fonds transitoire 2005 - version 10 février 2005
(*)
: Activités de l’entreprise
L’activité
de l’entreprise doit ainsi être liée: à
l’édition d’enregistrements sonores,ou
à la production d’oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles,
ou aux prestations techniques pour le cinéma et la télévision,ou
à la production de programmes de radio,à
la diffusion d’oeuvre ou de programmes de télévision
et de radio,ou
à la production de spectacles vivants ou à la réalisation
de prestations techniques pour la création des spectacles vivants.
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Producteurs
Publicité
Producteurs Télévision
Producteurs Institutionnels
Producteurs de Clips |