
|
: |
Starwars
trilogie
|
mai 2005 : A l'occasion de la sortie de "La revanche
des Sith", revenons sur l'épopée : Avant toutes choses, posons-nous cette question : Quelques œuvres récentes (peu importe la forme qu’elles prennent), par leurs recettes faramineuses et la fascination qu’elles exercent sur le public, peuvent être comparées à Star Wars ?
Deux exemples s’imposent très vite. Deux sagas littéraires, deux sagas anglaises : The Lord of the Rings (Le Seigneur des Anneaux) et la série des Harry Potter. La trilogie de J.R.R Tolkien et les quatre livres (pour l’instant) de J.K. Rowling se sont tous deux révélés d’ahurissants succès d’édition : cent millions d’exemplaires vendus dans le monde, pour l’un comme pour l’autre. Le Seigneur des anneaux est considéré comme l’ouvrage le plus lu dans les pays anglo-saxons, juste derrière la Bible. Quant aux aventures du jeune sorcier orphelin, ils bénéficient de la flatteuse réputation d’avoir redonné le goût de la lecture aux enfants. Les deux œuvres ont également réussi à se propager dans la culture populaire à une vitesse foudroyante, ce qui les a conduit (c’est la rançon du succès) à être récupérés, avec plus ou moins de bonheur, dans une multitudes de domaines autres que la littérature. Ainsi, ces derniers mois, au moment où sortaient dans les salles les adaptations (très réussies) des premiers opus des deux sagas, des membres d’Allianza Nazionale (parti d’extrême droite italien) se sont amusés à placarder sur tous les murs transalpins des affiches mettant en avant quelques personnages du Seigneur des anneaux et une nouvelle pilule d’ectasy répondant au nom d’Harry Potter s’est mise à circuler un peu partout. Si les œuvres de Tolkien, Rowling et Lucas, en plus de leur triomphe commercial, sont parvenues à se muer en objets de culte pour des millions de personnes, n’est-ce pas parce qu’elles partagent, dans leur substance même, des caractéristiques communes ?
Première évidence : les récits du Seigneur des anneaux, Star Wars et Harry Potter prennent chacun place dans un univers merveilleux : la Terre du Milieu (Middle-Earth en anglais) pour le premier, « une galaxie lointaine, très lointaine » pour le second et l’école de sorcellerie Hogwarts (Poudlard chez nous) pour le dernier. Là, les héros rencontrent des puissants mages ou des créatures improbables, et vivent mille aventures, pleines de danger et d’excitation. Des termes qui ne font sens que dans ces mondes magiques sont parfois entendus : Hobbit, Uruk-hai ou mithril chez Tolkien, Jedi, Bantha ou Sith chez Lucas, Quidditch, Avada Kedavra ou cracmol chez Rowling. Le créateur du Seigneur des anneaux, professeur d’anglo-saxon à l’université d’Oxford, est même allé jusqu’à inventer des langues entières : Sindarine, Quenya, Nain, etc. Les trois univers ainsi créés se révèlent extrêmement vastes. Les sagas sont overplottées, c’est-à-dire qu’elles révèlent plus d’informations que nécessaire. De nombreux lieux sont évoqués que les personnages ne découvriront jamais : Barad-Dûr ou Dol Guldur dans Le Seigneur des anneaux, Alderaan ou Kessel dans Star Wars, le pénitencier d’Azkaban ou les écoles de Durmstrang et Beauxbâtons dans la série des Harry Potter. Dans les œuvres de Tolkien et Lucas, ce ne sont pourtant pas les déplacements qui manquent. Les héros parcourent des milliers de kilomètres, et traversent ainsi différentes régions, aux paysages variés : forêts (Fangorn, Endor), déserts (Mordor, Tatooine), marécages (le Marais des Morts, Dagobah), espaces enneigées (le col de Caradhras, Hoth), souterrains enfin (la Moria, les entrailles de l’Etoile de la Mort). La Terre du Milieu du Seigneur des anneaux et la galaxie de Star Wars se sont révélées si évocatrices que de nombreuses œuvres ont été produites pour les visiter encore et encore. Tolkien a rédigé successivement The Hobbit (Bilbo le Hobbit), Unfinished Tales of Nùmeror and Middle-Earth (Contes et Légendes Inachevés) et The History of Middle-Earth (Histoire de la Terre du Milieu). Quant à George Lucas, il a supervisé la création de nombreux romans et bandes dessinés, avant de livrer en 1999 le très attendu Episode I.
Les trois sagas partagent cet autre point commun de ne pas présenter à leurs lecteurs/spectateurs un univers totalement autonome. Les préoccupations des héros du Seigneur des anneaux et Star Wars ne sont finalement pas si différentes des nôtres : le bonheur, la sécurité, l’amour. L’identification est tout à fait possible. Le problème se pose moins avec Harry Potter. Les aventures du jeune garçon, en effet, se déroulent sur Terre et à notre époque, les sorciers vivant simplement à l’écart des moldus (ceux qui n’ont pas de pouvoirs magiques). Le rapprochement avec notre réalité passe également par un jeu subtil d’allusions à l’Histoire, à la littérature ou au 7e Art. Beaucoup ont vu dans Le Seigneur des anneaux une allégorie de la seconde guerre mondiale1. Tolkien s’en est farouchement défendu, préférant la notion d’«applicabilité » (nous y reviendrons plus tard), mais a avoué en revanche avoir tenté de réaliser une synthèse des vieux mythes européens (avec une prédilection pour le folklore nordique). Quant à Harry Potter, orphelin obligé de dormir la nuit dans un placard jusqu’à ce qu’un demi-géant ne le retire à ses oncle et tante tortionnaires, ne rappelle-t-il pas, au choix, Cendrillon ou la Cosette des Misérables ? Star
Wars, malgré ses apparences de fantaisie galactique, ne
déroge pas à la règle. L’ensemble des critiques
français ont signalé, au moment de la sortie du premier
volet de la saga, la présence, à la fois dans l’imagerie
et dans le contenu, d’éléments empruntés aux
grands événements du 20e siècle et à différents
genres littéraires et cinématographiques. Certains d’entre
eux ont même reproché à George Lucas une surabondance
de citations et de références. Voici un exemple de ce qu’on
pouvait lire dans la presse spécialisée de l’époque
: « je ne crois pas exagérer, et pas tellement davantage
me tromper, en affirmant que La guerre des étoiles
est le premier film complètement décadent de l’histoire
du cinéma. J’entends par là que les auteurs les plus
connotés comme décadents ( les Visconti, Fellini et autres
) n’ont jamais, au plus fort de leur logorrhée occidentale,
pu se débarrasser d’un phénomène de création
(…) Ici, pas une seconde du film n’échappe à
son genre, le genre parodique 2 ».
Le parfait équilibre entre ce que le spectateur découvre et ce qu’il reconnaît…Voilà sans doute la clef du triomphe universel et durable de Star Wars. L’immersion dans un territoire inconnu, la mise en valeur d’un corpus de termes alambiqués et des allusions constantes à notre réalité deviennent respectivement sources de surprises et d’émerveillement, d’une impression d’appartenance à une communauté et d’un agréable sentiment de confort. Rien d’étonnant à ce que les spectateurs sortent ravis des salles, avec cette seule envie : se replonger immédiatement cet univers à la fois lointain et familier.
Notre dossier consiste en une réflexion sur un des principaux motifs du succès de l’œuvre de George Lucas : la présence en nombre de références culturelles et historiques. Nous allons partir en quête de celles qui jalonnent le récit (avec de temps à autre des écarts vers l’imagerie) de la première trilogie Star Wars (nous nous intéresserons à la seconde dans notre conclusion) et tenter de mettre en lumière leur pertinence, leur raison d’être. Avant de débuter, nous proposons les continuités narratives des Episodes IV, V et VI, qui nous serviront de base de travail. Continuités narratives
Réalisation
: Irvin Kershner
Episode VI : Return of the Jedi (1983) Réalisation
: Richard Marquand
C’est une période de guerre civile. Les vaisseaux des Rebelles, partis d’une base secrète, ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire Galactique. Durant la bataille, les espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire, l’ETOILE DE LA MORT, une station spatiale assez puissante pour détruire une planète entière. Poursuivie par les sinistres agents de l’Empire, la princesse Leia regagne sa patrie à bord de son vaisseau en possession des plans volés qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie…
La chenille des sables s’est arrêtée près de la demeure de Owen et Beru Lars. Ces simples fermiers élèvent un jeune homme de 19 ans, Luke Skywalker, qui les appelle « oncle » et « tante ». Owen achète R2-D2 et C3P-O pour qu’ils l’aident dans son travail.
Pendant le dîner, Luke relate son histoire à ses parents adoptifs. Owen affirme que Ben Kenobi est mort et ordonne que la mémoire antérieure de R2-D2 soit effacée. Une conversation s’engage à propos de l’avenir du jeune homme. Luke, qui possède déjà son brevet de pilote, veut entrer à l’Académie, comme tous ses amis. Cependant, Owen requiert sa présence à la ferme pour l’année à venir. Après que le jeune homme ait quitté la table, Beru demande à son époux de reconsidérer son choix : « Luke est tout sauf un fermier, il ressemble trop à son père ». « C’est bien ce qui me fait peur » rétorque Owen. La nuit est tombée. C3P-O informe le jeune homme que R2-D2 s’est enfui pour trouver Obi-Wan Kenobi. Luke doit attendre le lendemain pour partir à sa recherche à cause des Taskens (ou Hommes de sables), des nomades particulièrement agressifs. Dès le lever des deux soleils, Luke et C3P-O quittent la ferme à bord d’un landspeeder. Ils retrouvent R2-D2 au creux d’un canyon mais sont aussitôt attaqués par un groupe de Taskens. L’un d’eux frappe Luke de son gaderffi et l’assomme. Une silhouette apparaît qui effraie les Hommes des sables. Le « monstre » soulève sa capuche et révèle le visage empreint de sagesse d’un vieil homme : Ben Kenobi. Quand Luke lui parle de Obi-Wan, le vieil homme répond : « ce nom, il semble vraiment surgir d’outre-tombe (…) Je crois bien qu’on ne m’a pas appelé Obi-Wan depuis bien avant que tu ne vienne au monde ». Il propose à Luke de l’accompagner chez lui, avant que les Taskens ne reviennent, plus nombreux. Une fois dans sa demeure, Obi-Wan révèle à Luke qu’il a autrefois connu son père, Anakin. Ce-dernier n’était pas navigateur sur un transporteur commercial, comme l’a toujours prétendu Owen, mais le meilleur pilote de la galaxie, ainsi qu’un Chevalier Jedi. Le vieil homme confie alors à Luke le sabre lumineux (la lame, rétractable, est un laser) de son père et lui apprend que les Jedi étaient les gardiens de la paix sous l’Ancienne République. Ils maîtrisaient la Force, « un fluide crée par tout être vivant, une énergie qui nous entoure et nous pénètre, et qui maintient la galaxie en un tout unique ». Si l’ordre Jedi n’a pu empêché la chute de la République, c’est parce que la quasi totalité de ses membres, dont Anakin Skywalker, a été massacré par le meilleur disciple d’Obi-Wan, Darth Vader, qui a été soudoyé par les ennemis de la Force.
Luke Skywalker, volant à toute allure vers son destin.
Les quatre compagnons arrivent à l’astroport de Mos Eisley, principal lien entre la planète et le reste de la galaxie et rendez-vous des pirates et autres contrebandiers. Ils se retrouvent vite face à un groupe de stormtroopers. Ben utilise une petite ruse Jedi pour qu’ils les laissent passer. En quête d’un vaisseau pour les conduire à Alderaan, les deux hommes pénètrent dans la Cantina, un endroit ouvert aux canailles mais interdit aux droïds. Au bar, Obi-Wan entame une discussion avec un Wookie, Chewbacca. Pendant ce temps, Luke est pris à parti par deux ivrognes. D’un coup de sabre laser, Ben démembre l’un d’entre eux et impose le respect à toute l’assemblée. Les deux amis sont conduit par Chewbacca auprès de son coéquipier, le Corellien Han Solo, attablé dans un coin. Ce dernier commence à leur vanter les mérites de son vaisseau, le Faucon Millenium. Bien qu’il soit conscient d’avoir affaire à deux fugitifs, il accepte de les mener à Alderaan contre une forte somme d’argent. Des stormtroopers, prévenus par un client qui a assisté à la rixe, font irruption dans la Cantina. Ben et Luke s’éclipsent discrètement après que Solo leur ait donné rendez-vous au hangar 49. Chewbacca, co-pilote et mécanicien du Faucon, leur emboîte le pas, pour aller préparer le vaisseau. Han Solo est rejoint à sa table par un chasseur de primes, le Rodien Greedo. Cette vieille connaissance lui apprend que sa tête vient d’être mise à prix par Jabba le Hutt, trafiquant de haut vol à qui il doit une forte somme, avant de pointer une arme sur lui. Le Corellien n’hésite pas à abattre (de manière quelque peu traîtresse) son adversaire. La sphère de torture employée pour soutirer à Leia l’emplacement de la base n’a pas eu l’effet escompté. Mécontent, le Grand Moff Tarkin demande que la station mette le cap sur Alderaan. Ben et Luke sont en train de vendre le landspeeder pour obtenir la somme nécessaire au départ. Le jeune homme est intimement convaincu qu’il ne reviendra jamais sur Tatooine. Un espion de l’Empire les observe discrètement. Il le suit jusqu’au hangar du Faucon, où ils retrouvent Han et Chewbacca. Les deux hommes ne peuvent que constater la vétusté du vaisseau du contrebandier. L’espion prévient des stormtroopers en faction à proximité. Ces derniers surgissent dans le hangar. Des tirs de blaster son échangés avec Solo. Le contrebandier parvient à faire monter tout le monde à bord du Faucon et à décoller. Une fois dans l’espace, ce sont deux Destroyers que le vaisseau doit affronter. Après une brève réflexion sur la valeur de sa « cargaison », Solo active le moteur hyperdrive et passe en vitesse lumière.
La Faucon Millenium sur le point d’être englouti par l’Etoile de la Mort.
Les stormtroopers montés inspecter le vaisseau n’y trouvent personne. En revanche, des capsules de sauvetage sont manquantes. Darth Vader subodore une ruse. Une ancienne présence vient de se manifester à lui… Solo et ses compagnons sortent des compartiments spécialement aménagés dans les couloirs du Faucon pour abriter de la marchandise de contrebande. Ils maîtrisent les quelques stormtroopers restés autour du vaisseau et investissent un des postes de garde du pont. R2-D2 se branche sur l’ordinateur central de la station et repère la source d’énergie qui alimente le rayon tracteur. Ben décide de partir seul dans les entrailles de la station pour la désactiver. Luke insiste pour l’accompagner mais se heurte à un refus. Après le départ de Obi-Wan, R2-D2, toujours branché sur le terminal de l’Etoile de la Mort, découvre que la Princesse Leia est détenue dans le bloc des condamnés à mort. L’enthousiaste Luke persuade le cynique Han de se porter à son secours en prétendant qu’une forte récompense les attend s’ils réussissent. Luke et Han, revêtus des armures blanches des stormtroopers, et Chewbacca, qui se fait passer pour un prisonnier, progressent vers le quartier des détenus. Obi-Wan avance lui aussi dans les couloirs de l’Etoile de la Mort sans se faire repérer des agents impériaux. Luke, Han et Chewbacca neutralisent la garde du quartier de haute sécurité et délivrent la Princesse. Darth Vader est retourné auprès du Grand Moff Tarkin et lui apprend que l’ennemi de l’Empire Obi-Wan Kenobi se trouve quelque part dans la station. L’officier impérial refuse de le croire jusqu’à ce qu’on l’informe que la Princesse Leia s’est échappée. Il fait sonner l’alerte générale. Darth Vader part à la recherche de son ancien maître. Luke, Han, Chewbacca et Leia ont été acculés par les Troupes de Choc. Le mécontentement de la Princesse vis-à-vis du manque de préparation de ses sauveurs entraîne celui de Han, offusqué de tant d’ingratitude. Leia trouve une solution pour les sortir de leur situation : plonger dans un conduit. Le petit groupe se retrouve pris au piège dans un vide-ordures, de l’eau insalubre jusqu’à la taille. Tandis que la Princesse et le mercenaire poursuivent leur dispute et que Chewbacca cherche un moyen de sortir, le Dianoga, la créature qui vit au milieu des déchets de l’Empire et qui ressemble à un gigantesque serpent, manque de noyer Luke. La bête le relâche brusquement et disparaît, quelques secondes avant que les murs ne commencent à se rétracter. Grâce à un émetteur, Luke réussit à joindre C3P-O, resté dans le poste de garde. R2-D2 coupe in extremis l’alimentation de tous les broyeurs et déverrouille la fermeture magnétique du caisson. Obi-Wan trouve la source d’énergie du rayon tracteur et la désactive. Le petit groupe parvient à proximité du pont où se trouve le Faucon. Assaillis de tous côtés, ils doivent se séparer. Devenu brusquement héroïque, Han charge seul un bataillon entier de stormtroopers, suivi par Chewbacca. Luke et Leia, quant à eux, parviennent à franchir un abîme à l’aide d’un câble et sèment leurs poursuivants.
Ben est arrivé à proximité du Faucon quand, brusquement, la silhouette de Darth Vader surgit devant lui. Le maître Jedi et son ancien disciple s’emparent de leur sabres lumineux, font jaillir les lames – bleue pour l’un, rouge pour l’autre – et engagent un duel.
Obi-Wan met en garde Vader : s’il est terrassé, il reviendra, plus puissant que jamais. Il aperçoit la Princesse qui monte sur la rampe du Faucon et rompt sciemment le combat. Il ramène la lame laser devant ses yeux avant d’être frappé par le Seigneur Noir. Son corps disparaît et sa tunique de Jedi s’effondre sur elle-même. Luke, qui a assisté à la mort de son maître, commence à tirer vers Vader et les stormtroopers. Soudain, la voix d’Obi-Wan résonne à ses oreilles et lui ordonne de rejoindre ses amis dans le Faucon. Il obéit, et le vaisseau peut s’échapper de l’Etoile de la Mort. Le Faucon s’éloigne à toute vitesse de la station mais quatre chasseurs TIE se lancent, dans un feulement strident, à sa poursuite. Luke et Han, aux commandes des deux mitrailleurs du vaisseau, parviennent à les détruire. Ils plongent dans l’hyperespace. Nouvelle discussion envenimée dans le cockpit du Faucon. La Princesse Leia sent qu’ils se sont échappés trop facilement et soupçonne un piège de l’Empire. Han Solo, lui, est persuadé d’avoir réellement risqué sa vie pour la sauver et réclame une prime substantielle. Leia rétorque que la Rébellion est une plus noble cause que l’argent avant de s’éloigner. Han confie à Luke que le mauvais caractère de la Princesse n’est pas sans lui déplaire. Dans la salle de contrôle de l’Etoile de la Mort, le Grand Moff Tarkin jubile. Le vaisseau s’est échappé avec à son bord une balise de repérage qui conduira l’Empire tout droit au repère secret de l’Alliance Rebelle. Le Faucon Millenium arrive sur Yavin 4, un planétoïde forestier éloigné des régions habitées de la galaxie. Les Rebelles ont installé leur base dans un temple laissé par une civilisation disparue. L’Etoile de la Mort jaillit de l’hyperespace aux abords du système Yavin. Tous les Rebelles sont réunis dans une grande salle pour étudier les plans codés de la station. Ils mettent en évidence une faille dans l’implacable machine de guerre impériale. Une bouche d’aération large de deux mètres, située dans une tranchée à l’extérieur de la station, aboutit au réacteur central. Une seule torpille au proton au cœur de cette cible minuscule et une réaction en chaîne entraînera la destruction de l’Etoile de la Mort. Avant de l’atteindre, les chasseurs X-Wing et Y-Wing devront échapper aux défenses extérieures et à la volée de chasseurs TIE qui, immanquablement, se lanceront à leurs trousses. Dans la zone de parcage, au milieu des chasseurs que l’on prépare pour le raid, Han propose à Luke, en tenue de pilote, de devenir son partenaire et de courir l’espace avec lui. Le jeune homme refuse : il s’est définitivement joint à la Rébellion. Il voit en Solo un précieux atout pour la cause et tente de le convaincre de rester. Le mercenaire prétexte des dettes à rembourser pour décliner son offre. Luke s’éloigne, déçu le voir si égoïste. Il n’entend guère Han lui lancer un sincère « que la Force soit avec toi ». Luke retrouve Biggs Darklighter, un ami d’enfance qui était parti pour l’Académie des pilotes, et monte dans un chasseur X-Wing, où l’attend R2-D2 (qui est – rappelons-le – un droïd astromécano). La voix d’Obi-Wan se fait entendre : « la Force est avec toi ». Une trentaine de chasseurs X-Wing et Y-Wing se dirigent vers l’Etoile de la Mort. Ils ont quinze minutes pour réussir leur mission. Au-delà de ce laps de temps, Yavin sera à portée de tir.
Une première vague de Y-Wing se lance à l’assaut de la tranchée mais est rapidement décimée par les engins de l’Empire. Un officier impérial, estimant que les Rebelles ont une chance de réussir leur attaque, propose au Grand Moff Tarkin d’évacuer la station. Ce dernier, sûr de voir l’Empire triompher, refuse. La vague de X-Wing suivante parvient à tirer vers la bouche d’aération mais la torpille explose en surface. Les minutes des Rebelles sont comptées. Luke, resté jusque là en couverture, s’engage, avec Biggs et Wedge Antilles, le meilleur pilote de l’Alliance, dans la tranchée. Wedge est touché et doit décrocher. Darth Vader surgit derrière les deux chasseurs restants et détruit celui de Biggs.
X-Wing rebelle en survol de l’Etoile de la Mort.
Vader sent que le pilote rebelle devant lui est aidé de la Force. Il parvient néanmoins à bloquer son tir sur le X-Wing. Soudain, une salve de laser venue de nulle part brise la formation meurtrière des TIE. Les chasseurs classiques heurtent la paroi et explosent. L’engin amélioré de Vader est propulsé dans le vide spatial. L’auteur de ce coup miraculeux n’est autre que Han Solo, à bord du Faucon Millenium. La voie est désormais libre. Luke lance ses torpilles, qui pénètrent dans la bouche d’aération, et s’éloigne à toute vitesse de l’Etoile de la Mort. Au moment où le Grand Moff Tarkin ordonne la destruction de Yavin, une formidable explosion pulvérise la station. Tandis que les quelques X-Wing et Y-Wing rescapés regagnent la base des Rebelle, le chasseur TIE de Vader, hors de contrôle, continue à virevolter dans l’espace. Pour la dernière fois, la voix de Obi-Wan se fait entendre : « souviens-toi Luke, la Force est avec toi, à tout jamais ». Les deux héros du raid retrouvent la Princesse Leia au milieu des acclamations de toute la base. Ils se congratulent pour cette première victoire décisive contre l’Empire. Luke, Han et Chewbacca sont décorés par la Princesse devant l’ensemble de la Rébellion.
La
suite au prochain épisode... Episode
V : The Empire Strikes Back
-
Page
accueil © 2005nidinfo.
Tous droits réservés.
Producteurs Publicité
|
links
|
||||||||||||||||||||
nos services
concours |
||||||||||||||||||||||