La
révolution numérique au cinéma a commencé
il y à peu près vingt-cinq ans.
Sa progression a été extrêmement rapide, et elle s'est
propagée à tous les secteurs de l'industrie. De ce fait,
les changements survenus sont innombrables et impossibles à énumérer
entièrement ici.
Toutefois, si l'on dresse un premier bilan global, on peut discerner deux
courants majeurs, qui utilisent tous deux des technologies similaires,
mais qui ont néanmoins des objectifs totalement opposés.
Deux courants
majeurs : Lumière et Mélies
1/Le courant Lumière :
Le courant Lumière qui découle directement
du travail des frères Lumière, bannit tout effet, spécial
ou autre, dans la recherche d'une authenticité absolue. Ces cinéastes
en quête de réalisme peuvent être vus également
comme les héritiers de la Nouvelle Vague.
Ils utilisent le numérique pour se rapprocher le plus possible
de leur sujet, pour réduire au maximum le nombre d'intervenants,
et pour éventuellement filmer le plus longtemps, sans coupure.
En DV, on peut filmer à équipe très réduite,
voir tout seul, toutes les fonctions nécessaires au tournage étant
intégrées (plus ou moins bien) dans la caméra.
Ce type de cinéma utilise également beaucoup de codes empruntés
à la télévision.
Pour une génération élevée aux images télévisuelles,
la vidéo est synonyme de direct, de reportages, de documentaires.
La distance induite par la texture, le grain, ainsi qu'un certain romantisme
de la pellicule disparaissent. Le spectateur reçoit alors les images
de façon beaucoup plus directe et frontale et les fictions se rapprochent
ainsi, dans leur forme, aux documentaires.
Un des premiers films à suivre cette démarche avec succès
fut Festen de Thomas Vinterberg, lançant au passage la mode des
films en numérique.
Comme le dit Peter Broderick, président de Next Wave Films1
, " Festen est aux cinéma numérique ce que La naissance
d'une nation [était au cinéma traditionnel]."
Dans ce type
de films, beaucoup des méthodes actuelles de tournage sont chamboulées
par les outils numériques. A commencer par le rapport du réalisateur
et de ses comédiens.
D'une part, la légèreté de l'équipement permet
au réalisateur/cadreur de rester au plus proche du comédien,
et de saisir ainsi l'essence de sa performance, adaptant l'angle et le
cadre pour suivre ses mouvements.
Aussi, de par la légèreté de l'appareillage, les
acteurs, moins restreints, peuvent essayer des idées nouvelles
sur le vif. " Quand on tourne en vidéo, on peut [paradoxalement]
souvent effectuer moins de prises. Les acteurs se détendent parce
qu'ils n'ont pas la pression de réussir du premier coup. Et ainsi,
c'est ce qu'ils font.2 "
Les cassettes DV étant à la fois peu chères et plus
longues qu'une bobine de film, les prises peuvent durer le temps qu'il
faut pour que le comédien puisse trouver ses marques, ou improviser
et rejouer la scène sans avoir besoin de couper.
Dans cette manière de jouer (et de diriger les acteurs), qui se
rapproche du travail théâtral, ce sont les comédiens
qui imposent leur rythme au tournage, et non plus le contraire.
Ces évolutions
touchent aussi les chef opérateurs. Besoins en éclairage
réduits, parfois inexistants, profondeur de champ très vaste,
contrôle poussé de l'image en post-production, sont autant
de facilités nouvelles qui s'offrent à eux. Il en résulte,
pour beaucoup, une plus grande liberté dans leur travail. Comme
le dit Jean-François Robin, chef opérateur de Chaos de la
réalisatrice Coline Serrau, " Il ne faut pas dire que [le
fait de tourner en DV] m'a donné plus de liberté. Ca m'a
contraint à plus de liberté. En fait, je n'avais pas le
choix. "3 Néanmoins
tous ne sont pas d'accord sur l'utilité réelle du numérique.
" Le monde s'est emballé pour la révolution numérique.
Je préfère toujours travailler en pellicule. J'ai beaucoup
plus de soucis quand je filme en numérique - la mise au point,
le contrôle de l'arrière-plan et de la profondeur de champ,
les couleurs tous ces problèmes éclipsent largement
la souplesse [du numérique qui consiste à] pouvoir attraper
une caméra et tourner. "4
.
Dans le futur proche, le tournage continuera donc à se faire sur
pellicule, mais toutes les étapes antérieures et ultérieures
de la fabrication du film seront numériques. Pourtant, certains
pensent qu'il faut simplement attendre que les professionnels et le public
s'habituent à ces nouvelles images, pour qu'une transition complète
s'opère. " [ ]c'est une image qui peut paraître
imparfaite, peut-être parce qu'elle ne répond pas aux canons
du 35 mm [ ] Ce n'est pas parce qu'une fracture est moderne que,
forcément, elle va à l'encontre des critères d'évaluation
esthétique qui l'ont précédée et qu'elle est
invalidante. "5
Enfin, ce
premier courant engendré par le numérique fait écho
à une démocratisation des outils filmiques. Ces petites
caméras et les équipes minuscules qui les utilisent ne sont
plus l'apanage des professionnels. Production, tournage et diffusion sont
aujourd'hui à la portée du plus grand nombre. En résulte
une certaine passation de pouvoir entre le monde du cinéma et ses
spectateurs. " L'image filmique, quoique contrôlée dans
son aspect commercial par quelques grands organismes, est devenue, grâce
à l'utilisation d'un équipement peu coûteux, un médium
réellement démocratique, comme l'on prouvé la cassette
montrant Rodney King, les images de la Place de Tienanmen et d'autres
documentaires en vidéo qui ont altéré l'opinion publique
quant à la domination autrefois illimitée des régimes
totalitaires. "6
Il existe
néanmoins une mentalité opposée du cinéma,
qui, avec les mêmes technologies, vise au résultat contraire.
2/Le
courant Méliès :
Ce second courant, dont le précurseur était
Méliès, fabrique les films comme une gigantesque séquence
d'effets spéciaux. Les techniques d'effets numériques employées
ici ne cherchent que rarement à montrer des choses ordinaires,
d'une manière ordinaire. Au contraire, elles sont utilisées
soit pour décrire des éléments (personnes, lieux)
jamais vus auparavant, soit pour montrer des choses familières
d'une façon innovante. Dans cette configuration, toute décision
technique et artistique a pour but de dépayser, surprendre le spectateur,
le faire échapper du monde réel.
Toutefois,
les perspectives de cette mouvance sont bien plus vastes : Dès
lors qu'un film peut être conceptualisé et créé
dans un ordinateur, filmer la réalité (et la projeter sur
un écran) devient une option parmi tant d'autres. Les images de
prises de vues, une fois scannées dans un ordinateur, ne deviennent
qu'un nouvel élément à manipuler, au même titre
que les images de synthèses ou les matte-paintings. Ainsi, la production
et les prises de vues ne sont que les premières étapes du
processus global de post-production que devient la fabrication d'un film.
" Le cinéma numérique est un aspect particulier d'animation
filmique, qui a la particularité d'utiliser des éléments
réels de prises de vues comme une de ses nombreuses matières
premières. "7.
Dans cette
façon de faire, le montage, la création et le compositing
d'effets spéciaux deviennent tous des étapes interchangeables
d'un seul et même processus. Un rapprochement majeur s'opère
ainsi entre les métiers de monteur et de créateur d'effets
numériques. Alors que dans le passé, des techniciens autonomes
(voire des boîtes spécialisées) s'occupaient de la
manipulation digitale d'un film, les monteurs qui travaillent en numérique
sont souvent à même de s'occuper d'une bonne partie de l'intégration
des effets spéciaux et de la retouche digitale, si ce n'est pas,
comme dans les films à (très) petit budget, le réalisateur
lui-même qui se charge de tout cet aspect de la post-production.
On peut également tirer des copies directement depuis les éléments
dans l'ordinateur, sans passer par une copie intermédiaire, ce
qui évite les pertes de générations, et apporte un
meilleur contrôle de l'image finale (colorimétrie, étalonnage,
son).
L'ordinateur devient donc un point nodal par lequel transite toutes les
étapes qui suivent le tournage, et peut-être manipulé
par diverses personnes.
Une partie
de la profession émettent pourtant des réserves : "
Si les images à la prise de vues demeurent de qualité
différente entre professionnels et amateurs, le montage tend à
devenir partout technologiquement le même. Pourtant, l'industrie
cinématographique possède toujours des instruments et des
méthodes spécifiques, et si ce n'est plus pour de réelles
raisons techniques, c'est par habitude (le metteur en scène se
repose parfois sur l'il supposé neuf du monteur pour juger
et organiser ses images), par conservatisme (les monteurs veulent garder
leurs privilèges) et par snobisme (un film doit coûter cher,
pour que tous les intermédiaires-parasites puissent se payer au
passage : chaque étape exige donc un prix élevé pour
" faire cinéma "). "8.
Outre ces considérations " politiques ", un problème
de méthodologie vient également ternir le tableau. Le montage
virtuel offre bien sûr des possibilités infinies de choix
au monteur, mais il lui retire en même temps quelque chose de primordial
: la lenteur et la lourdeur inhérentes au montage sur pellicule,
qui obligeaient le monteur à vraiment réfléchir avant
de pratiquer une coupe. Aujourd'hui, tout est possible, mais le fait que
ce soit une bonne chose reste à prouver.
3/Tourner
sans une caméra réelle ?
Le numérique touche donc nombre d'étapes
de la fabrication des films. Mais qu'en est-il de la matière première,
à savoir les images elles-mêmes ? Il est maintenant possible
de générer desscènes, voire des films entiers, sans
qu'une seule caméra n'ait été utilisée. Là
aussi, la technologie semble être en avance sur le public. "
L'image de synthèse est pour l'instant difficile à assimiler
pour le spectateur, car elle n'est pas tributaire des limitations liées
à l'il et à la caméra (résolution et
détails limités, flou de profondeur de champ, grain, couleurs )
et ses lignes sont parfaitement géométriques. A l'il
humain, elle paraît supra-réelle. Elle est pourtant parfaitement
réaliste, le fruit d'une vision plus parfaite que [la vision] humaine.
D'ailleurs, les corps synthétiques, avec leur absence de peau,
leur trop grande flexibilité, leur propreté impeccable,
ne sont pas des représentations imparfaites du corps humain, mais
une représentation des corps cybernétiques à venir,
où la représentation géométrique visant l'efficacité
maximale est la base de tout. "9
Pourtant, la course aux acteurs photoréalistes fait fureur actuellement
à Hollywood, et il n'est pas exclu qu'un jour, une performance
parvienne à nous émouvoir sans qu'elle provienne d'une personne
réelle.
Cette dichotomie entre " le courant Méliès " et
le " courant Lumières " n'est évidemment pas nouvelle.
On peut même affirmer qu'elle a toujours existée, depuis
l'aube du cinéma. La différence qu'induit le facteur numérique
dans cette division se résume au paradoxe suivant : alors que jusqu'à
présent, ces deux courants suivaient des évolutions parallèles,
elles tendent aujourd'hui à s'éloigner radicalement l'une
de l'autre alors même que leurs outils respectifs se rapprochent.
Face à une situation aussi contradictoire, il est difficile d'imaginer
quelles seront les perspectives futures de cette évolution. Pourtant,
en observant certaines idées qui sont en train de prendre pied,
on peut apercevoir ce qui deviendra peut-être le cinéma de
demain. Par exemple, " divers pionniers [du numérique] qui
travaillent actuellement [sur le concept] du cinéma digital du
futur prévoient des opportunités nouvelles où les
formats numériques permettent de créer une série
de programmes audiovisuels différents "10
. Le cinéma deviendrait un centre de programmation d'images numériques,
où l'on pourrait projeter films, concerts, évènements
sportifs, pièces de théâtre, enseignement à
distance, apprentissage professionnel Dans ces cinémas numériques,
les gens se regrouperaient en fonction de leurs goûts et choisiraient
ensemble parmi les différents types de programmes.
Dans un autre
domaine, " peut-être qu'une culture entière [de constructeur
de décors virtuels] va émerger, puisque réaliser
un décor soi-même peut être trop difficile pour le
commun des mortels. Peut-être qu'un marché émergera,
spécialisé dans la vente de modèles pour une banlieue
américaine, un centre commercial, une poursuite de voitures.
Ceux-ci pourraient être manipulés par des personnes passionnées,
pour qu'ils correspondent à leurs besoins individuels. Certaines
personnes pourraient découvrir que leur bien le plus précieux
est le décor qu'ils ont développé, qu'ils peuvent
maintenant louer à d'autres, qui pourront à leur tour le
modifier, l'améliorer, couper, coller et échantillonner.
"11
Ces progressions
éventuelles ne sont bien sûr là qu'à titre
d'exemple, et il est évident que l'avenir nous réserve encore
bien des surprises. La révolution digitale qui secoue en ce moment
le septième art n'en est qu'une parmi d'autres dans cette évolution
constante à laquelle il est soumis. Comme le dit Gérard
Leblanc, professeur à l'Ecole Louis-Lumière, " il
n'a jamais existé de déterminisme technique et le numérique
n'innove en rien à cet égard. "12.
Il ne faut jamais négliger l'aptitude du cinéma à
se réinventer en permanence et à jouer de ses propres codes
; ainsi, l'incursion du numérique dans le cinéma contemporain
a été rendue possible par une conjoncture sociotechnique
antérieure : il fallait à la fois que la technologie se
développe, mais également que le public intègre une
certaine connaissance du langage cinématographique et de ses conventions.
Aussi, quand la représentation numérique fait appel à
des raccourcis cinématographiques pour contourner ses limitations
techniques, il faut que le spectateur à qui elle s'adresse puisse
compléter lui-même, par son imagination et ses connaissances
culturelles, ce qui manque (pour le moment) dans l'image digitale. Cette
prise de conscience s'inscrit ainsi dans une série de redéfinitions
du rapport film-public. "
Le cinéma nous a préparés à la venue des médias
numériques par son utilisation de l'échantillonnage, celui
du temps. Le cinéma prend 24 échantillons de temps par seconde.
Tout ce qui restait à faire était de quantifier cet échantillonnage.
Mais ceci ne constitue qu'une étape mécanique ; ce que le
cinéma a accompli est une transition conceptuelle beaucoup plus
complexe qui transforme le [mouvement] continu en instantanés.
"13. Aussi, avec le post-modernisme (notamment la Nouvelle
Vague et les films expérimentaux), le cinéma a pu accepter
et mettre en scène ses propres mécanismes, redéfinissant
au passage sa grammaire première. Beaucoup de notions liées
au DV proviennent plus de la vidéo et de l'art vidéo que
du cinéma. D'ailleurs, depuis que les effets spéciaux ont
(re)pris le devant de la scène (pour le public comme pour les critiques),
la manipulation de la réalité est acceptée, voire
même appréciée, comme telle. Pour une génération
nourrie aux images et aux codes visuels, l'artifice cinématographique
est devenu une forme d'art en elle-même, devenant souvent un argument
qualitatif et promotionnel.
4/Le cinéma
d'animation :
Enfin, le
cinéma d'animation, longtemps considéré comme un
parent éloigné du septième art, a en fait permis
pendant des décennies à ses artistes d'apprendre à
retranscrire la réalité d'un mouvement, d'un décor,
en les dessinant puis en les animant.
Ce savoir est aujourd'hui primordial pour créer des films où
tout est virtuel. D'ailleurs, le processus de fabrication d'un dessin
animé, où chaque scène est composée de plusieurs
couches d'origine différente, s'applique de nos jours à
la création virtuelle, les éléments constitutifs
d'un film ne se limitant plus aux prises de vues. Les techniques d'animation
reviennent donc sur le devant de la scène et, grâce au numérique,
la boucle est bouclée.
Les technologies
digitales dépassent donc le statut de simples outils ou gadgets.
Dans les deux courants principaux qu'elles ont engendrées, ainsi
que dans ceux qui sont en train d'apparaître, on peut voir qu'elles
permettent avant tout d'élargir les champs de création artistique.
On peut utiliser le numérique pour explorer des endroits très
lointains, autant que pour explorer l'essence même de l'homme dans
ce qu'elle a de plus intime. " [Le cinéaste qui travaille
en numérique] veut contrôler la texture même du rêve,
jusque dans son grain le plus fin, sa résolution la plus élevée.
Il veut fabriquer ses personnages de haut en bas, de l'intérieur
vers l'extérieur. Il raisonne non pas en termes d'acteurs mais
en termes de modèles pour la capture de mouvements.
Son médium est entièrement malléable, à un
degré jusque-là inconcevable. " Finalement, le numérique
est-il une révolution ou une évolution ? Peut-être
les deux, ou autre chose encore. Quoiqu'il en soit, il est indéniable
que nous nous trouvons aujourd'hui face à une nouvelle étape
de l'histoire du septième art. Cent ans après sa naissance
officielle, le cinéma est en train de se réinventer sur
un écran d'ordinateur.
Citations :
1
Tom Roston, Filmmaking without film (Premiere US / novembre 2001, p. 48) 2 Wheeler W. Dixon, The second
century of cinema / Ed. State University of New York Press, Etats-Unis,
2000 3 De l'argentique au numérique
(Médiamorphoses No 2 / juillet 2001, p. 38) 4 Ellen Curas, chef opérateur
de Spike Lee / Tom Roston, op. cit., p. 52 5 Pierre Chevalier, Fictions
: vers une nouvelle conception de la production télévisuelle
? (Médiamorphoses No 2 / juillet 2001, p. 33) 6 Wheeler W. Dixon, op. cit. 7 Lev
Manovich, What is digital cinema ? 8 Vincent
Heristchi, Montage - La danse des points fantomatiques (Les cahiers du
cinéma - Hors-série : Internet & Cinéma / novembre
2001, p. 38) 9 Lev Manovich, Cinema and digital
media / http://www-apparitions.ucsd.edu/~manovich/text/digital-cinema-zkm.html 10 Greg Melick, Digital exhibition
: Dream come true for moviemakers ? (Moviemaker No 40 / juin 2000, p.
40) 11 William Gibson, William Gibson's
filmless festival (Wired Magazine / octobre 1999, p. 229) 12 L'illusion technologique (Médiamorphoses
No 2 / juillet 2001, p. 55) 13 Lev Manovich, Cinema and digital
media
Ressources
Filmographie
- Festen de Thomas Vinterberg. Danemark, 1998
- Dancer in the dark de Lars Von Trier. Danemark, 2000
- Time code de Mike Figgis. Etats-Unis, 2000
- Vidocq de Pitof. France, 2001
- L'anglaise et le duc d'Eric Rohmer. France, 2001
- Waking Life de Richard Linklater. Etats-Unis, 2001
- Chaos de Coline Serreau. France, 2001
- La vierge des tueurs de Barbet Schroeder. France, 2001
- L'homme du train de Patrice Leconte. France, 2002
- Full Frontal de Steven Soderbergh. Etats-Unis, 2002
- S1m0ne
d'Andrew Niccol. Etats-Unis, 2002
- Star Wars épisode 2 : Attack of the clones de George Lucas. Etats-Unis,
2002
- L'auberge Espagnole de Cédric Klapisch. France, 2002
Bibliographie
Ouvrages
- Wheeler
W. Dixon, The second century of cinema
Ed. State University of New York Press, Etats-Unis, 2000
- Olivier
Landau et Gilles de Peslouan, La révolution du numérique
dans la production
audiovisuelle et cinématographique
Ed. Dixit, France, 1996
- David Samuelson, Motion picture camera techniques
Ed. London : Focal Press, Royaume-Uni, 1978
- Avi Hoffer, Digital guerrilla video : A grassroots guide to the revolution
Ed. CMP Books, Etats-Unis, 1999
- Thomas
A. Ohanian et Michael E. Phillips, Digital filmmaking, the changing art
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craft of making motion pictures
Ed. Butterworth-Heinemann, Etats-Unis, 2000
- Hervé
Bernard, L'image numérique et le cinéma : Un pont ente l'argentique
et le numérique
Ed. Eyrolles, France, 2000
- Paolo Cherchi
Usai, The death of cinema: History, cultural memory, and the digital dark
age
Ed. Indian University Press, Etats-Unis, 2001
- Actes I
du colloque sur les nouvelles technologies - numériques et cinéma
Ed. Dujarric, France, 2000
- Actes II
du colloque sur les nouvelles technologies - numériques et cinéma
Ed. Dujarric, France, 2001
Revues
- Les cahiers
du cinéma
Hors-série : Internet & Cinéma / novembre 2001
- Moviemaker
Nos 39,40 / avril, juin 2000
- Wired
octobre 1999, janvier-février 2002
- Le film Français
mai 2000
- Res magazine
No 4 / septembre 2002
- Premiere US
novembre 2001
- Cinefex
No 90 / juillet 2002
- Médiamorphoses
No 2 / juillet 2001