Courts-métrages de Johan van der Keuken
Par Nathalie Lenoir,
mercredi 7 juin 2006 à 09:23 -
A découvrir
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Le MK2 Hautefeuille proposera demain soir une projection spécaile de cinq courts-métrages du photographe et cinéaste hollandais.
Saluons la formidable initiative du MK2 Hautefeuille qui diffusera demain soir, à 20 h30, cinq court-métrages de Johan van der Keuken (1938-2001):
- "Un Moment de silence", 1960 (10')
- "Amsterdam afterbeat", 1996 (10')
- "Sarajevo film festival film", 1993 (14')
- "On animal locomotion", 1994 (15')
- "Présent inachevé", 2001 (10')
Communiqué de presse:
Johan van der Keuken a porté sur le monde un regard d’une vigueur et d’une justesse exemplaires, repoussant sans cesse les limites entre documentaire et fiction, reportage et journal intime. S’il est parvenu à la reconnaissance la plus large comme documentariste, modèle exemplaire d’un genre en pleine explosion, il ne faut pas négliger la singularité de sa démarche et l’importance du travail de la forme. Van der Keuken était photographe avant d’être homme à la caméra et l’obsession photographique reste toujours une donnée fondamentale de son cinéma.
Source: MK2
La projection sera suivie d'un débat avec Aurélien Py, auteur de "Amsterdam global village", Marcos Uzal et Fabrice Revault.
MK2 HAUTEFEUILLE
7 rue Hautefeuille
75006 Paris
Je vous invite d'autre part à aller voir l'exposition consacrée à Johan van der Keuken à la Maison Européenne de la Photographie. Dépêchez-vous, elle se termine le
11 juin!
Johan van der Keuken est un cinéaste à part, un expérimentateur qui tient la caméra lui-même, qui ne réalise pas de longs métrages de fiction, un méticuleux improvisateur du cadre qui vise à chaque nouveau film l'impossible synthèse peinture-temps-musique. Un photographe qui chercherait à peindre en à -plat la durée, un portraitiste qui voudrait filmer l'esprit des gens, et un monteur qui chercherait à saisir le travail du temps à travers leurs mouvements et les siens (ceux de la caméra).
(François Niney, Les Cahiers du cinéma n°465)
Johan et Ysbrant, 1955
"Ce qui importe le plus, ces dernières années, c'est un rapport complètement instable qu'il doit y avoir entre le monde visible et les images, c'est-à -dire un regard non académique. Je crois que le cinéma est le mieux placé pour exercer ce regard libéré, car il est l'instrument du temps, il fabrique du temps. Le tableau, c'est déjà le donné de la quête, le film, c'est l'itinéraire même."
(Johan van der Keuken)

Georgette, 1956
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